Fermer le menu

    Subscribe to Updates

    Get the latest creative news from FooBar about art, design and business.

    What's Hot

    43ème anniversaire de la création de la CEEAC : Le président en exercice de la conférence des chefs d’État S.E Teodoro Obiang Nguema Mbasogo exige une communauté de résultats

    17 octobre 2026

    CEEAC : Le président Obiang Nguema Mbasogo appelle à une intégration régionale concrète pour les peuples d’Afrique centrale

    17 octobre 2026

    INTÉGRATION RÉGIONALE : LA CEEAC APPELÉE À TRANSFORMER 43 ANS D’ENGAGEMENT EN RÉSULTATS CONCRETS

    17 octobre 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Courrier ConfidentielCourrier Confidentiel
    • Politique
      • Elections
      • Institutions
      • Transitions
      • Desinformation
    • Diplomatie
      • Afrique
      • Europe
      • USA – Chine
      • Mediation
    • Economie
      • Banques
      • Investissements
      • Commerce
      • Developpement
    • Securite
      • Terrorisme
      • Defense
      • Renseignement
    • Ressources
      • Mines
      • Eau
      • Energie
      • Climat
    • Entreprises
      • Portraits
      • Strategie
      • Innovation
    • Societe
      • Diaspora
      • Jeunesse
      • Femmes
      • Sante
    Subscribe
    Courrier ConfidentielCourrier Confidentiel
    Accueil » CAMEROUN : LE RAPPORT SUR LA GESTION DES FONDS COVID-19 RELANCE LES EXIGENCES DE TRANSPARENCE ET DE REDDITION DES COMPTES
    Institutions

    CAMEROUN : LE RAPPORT SUR LA GESTION DES FONDS COVID-19 RELANCE LES EXIGENCES DE TRANSPARENCE ET DE REDDITION DES COMPTES

    CourierconfidentielPar Courierconfidentiel15 octobre 2026Mise à jour :15 octobre 2026Aucun commentaire7 Mins Read4 Points de vue
    Partager Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Courriel
    Rapport d'audit du Fonds spécial de solidarité nationale contre le coronavirus
    Partager
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Courriel

    Surfacturations présumées, doubles paiements, marchés publics contestés et défaillances dans le contrôle des dépenses : l’audit de la riposte sanitaire de 2020 soulève de graves interrogations sur l’utilisation des ressources publiques mobilisées pendant la pandémie.

    YAOUNDÉ, Cameroun — La gestion des fonds mobilisés par le Cameroun pour faire face à la pandémie de Covid-19 continue de soulever des questions majeures de transparence, de responsabilité et de gouvernance financière. Dans son rapport d’audit portant sur l’exercice 2020, la Chambre des Comptes de la Cour suprême met en évidence de nombreuses irrégularités présumées dans l’utilisation des ressources du Fonds spécial de solidarité nationale contre le coronavirus.

    Au cœur des préoccupations figurent des dépenses insuffisamment justifiées, des marchés publics controversés, des paiements effectués à plusieurs reprises pour des prestations similaires et des mécanismes de contrôle qui n’auraient pas toujours fonctionné comme prévu.

    Selon les chiffres avancés dans les éléments relatifs à cet audit, près de 180 milliards de francs CFA auraient été mobilisés pour la riposte sanitaire. La gestion de ces ressources appelle désormais des explications détaillées sur les conditions d’attribution des marchés, la réalité des prestations financées et l’identification des responsabilités éventuelles.

    Des marchés publics au centre des interrogations

    Parmi les dossiers les plus sensibles figure celui de la société MEDILINE MEDICAL, à laquelle le texte du rapport présenté fait référence au sujet de fournitures de tests de dépistage. Des soupçons de surfacturation portant sur 15,3 milliards de francs CFA sont évoqués. Ces éléments soulèvent des questions sur les prix pratiqués, les procédures de sélection des fournisseurs et les mécanismes de vérification mis en place avant le paiement des marchés.

    Le document fait également état de possibles conflits d’intérêts dans l’attribution de certains contrats, ainsi que d’opérations financières dont la justification mérite d’être clarifiée.

    Dans un contexte d’urgence sanitaire, les procédures exceptionnelles peuvent permettre d’accélérer les achats indispensables. Elles ne dispensent toutefois pas les administrations de respecter les exigences fondamentales de transparence, de contrôle et de justification des dépenses publiques.

    Des doubles paiements et des prestations à justifier

    L’audit attire également l’attention sur plusieurs opérations susceptibles d’avoir occasionné des paiements en double.

    Le dossier relatif à la construction d’un poste de santé à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen est notamment cité. Des montants de 177,37 millions et de 179,37 millions de francs CFA auraient été versés pour des prestations présentées comme similaires, tandis que d’autres engagements contractuels auraient repris des travaux déjà prévus.

    Le bâtiment d’isolement de l’Hôpital régional de Ngaoundéré et l’acquisition d’équipements de protection individuelle figurent également parmi les opérations évoquées au titre des paiements potentiellement répétés.

    Ces éléments appellent une vérification précise des contrats, des factures, des procès-verbaux de réception et des paiements effectivement exécutés. L’existence d’une irrégularité administrative ou financière ne suffit pas, à elle seule, à établir la culpabilité pénale d’une personne : celle-ci relève des autorités judiciaires compétentes.

    Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS
    L’OMS figure parmi les partenaires de la riposte sanitaire camerounaise.

    Des infrastructures sanitaires à l’efficacité contestée

    Le rapport soulève par ailleurs des interrogations sur l’utilisation de certaines infrastructures temporaires mises en place pendant la pandémie.

    Des centres de prise en charge aménagés dans des stades, pour un coût annoncé de 841,2 millions de francs CFA, auraient été démontés sans avoir accueilli de patients, notamment en raison des impératifs liés à l’organisation du Championnat d’Afrique des nations (CHAN).

    La réquisition d’hôtels pour la quarantaine, évaluée à 843 millions de francs CFA, ainsi que l’aménagement du centre ORCA, pour environ 1,041 milliard de francs CFA, sont également cités parmi les opérations présentant des difficultés de justification, de suivi ou de sécurisation contractuelle.

    À ces dossiers s’ajoutent des dépenses liées à l’aménagement de logements sociaux destinés à la quarantaine à Yaoundé et Douala, ainsi que des paiements relatifs à des travaux hospitaliers dont l’achèvement aurait été insuffisamment établi.

    Au-delà des montants en jeu, ces opérations posent une question essentielle : les ressources engagées ont-elles produit les résultats sanitaires attendus, et les biens financés ont-ils été correctement réceptionnés, inventoriés et suivis ?

    Le contrôle des dépenses publiques mis en cause

    L’un des constats les plus préoccupants concerne les insuffisances relevées dans les mécanismes de contrôle. Selon les éléments rapportés, l’intervention de certains contrôleurs financiers, comptables matières et ingénieurs aurait été écartée ou limitée dans plusieurs opérations.

    Le recours important aux paiements en espèces aurait également compliqué la traçabilité des transactions et renforcé les risques de mauvaise gestion.

    Le rapport mentionne par ailleurs des paiements totalisant plus de 815 millions de francs CFA sur plusieurs marchés, en l’absence de procès-verbaux de réception et de rapports d’achèvement. De telles lacunes rendent plus difficile la vérification de la livraison effective des biens et de l’exécution des prestations.

    La gestion des médicaments, les achats de produits présentés comme fabriqués localement après reconditionnement et le suivi des stocks constituent d’autres sujets de préoccupation.

    Quelles suites judiciaires ?

    Face aux irrégularités relevées, la Chambre des Comptes aurait formulé trente recommandations, engagé quatorze procédures pour faute de gestion et une procédure pour gestion de fait, et transmis douze dossiers au ministre de la Justice pour examen au regard d’éventuelles infractions pénales.

    Ces démarches, si elles sont confirmées par le rapport officiel, pourraient ouvrir la voie à des investigations complémentaires et à des procédures devant les juridictions compétentes.

    L’enjeu est désormais de déterminer les responsabilités individuelles, de distinguer les erreurs de gestion des infractions pénales et, lorsque des préjudices sont judiciairement établis, de mettre en œuvre les mécanismes légaux de recouvrement des fonds publics.

    Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale
    Le Groupe de la Banque mondiale compte parmi les partenaires financiers du Cameroun.

    Les partenaires internationaux et l’exigence de redevabilité

    La gestion des fonds Covid-19 s’inscrit dans un contexte de coopération avec plusieurs partenaires internationaux, dont le Fonds monétaire international (FMI), le Groupe de la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    Toutefois, les affirmations selon lesquelles ces trois institutions auraient conjointement exigé des condamnations ou menacé de suspendre leurs décaissements doivent être étayées par des déclarations officielles précises. Il convient de distinguer les recommandations formulées par les institutions de contrôle nationales des conditions éventuellement imposées par les partenaires financiers.

    Pour le Cameroun, la crédibilité de la gouvernance financière dépendra de la capacité des autorités à publier des informations vérifiables, à donner suite aux recommandations d’audit et à garantir l’indépendance des procédures de contrôle et de justice.

    Au-delà du scandale, une exigence de justice

    La pandémie a imposé au Cameroun, comme à de nombreux pays, des décisions rapides et des dépenses exceptionnelles. Mais l’urgence sanitaire ne saurait justifier des paiements sans pièces probantes, des marchés insuffisamment contrôlés ou des prestations dont la réalisation reste incertaine.

    Les citoyens sont en droit de savoir comment les ressources mobilisées en leur nom ont été utilisées. Ils sont également en droit d’attendre que toute responsabilité soit établie selon les règles de droit, sans protection fondée sur le rang ou la fonction.

    La réponse à ce dossier ne peut donc se limiter à la publication d’un audit. Elle suppose des vérifications indépendantes, des procédures judiciaires équitables, la récupération des sommes indûment versées lorsque les faits sont établis et des réformes durables de la commande publique.

    La question centrale demeure : les conclusions de l’audit déboucheront-elles sur des mesures concrètes, une reddition des comptes transparente et une véritable amélioration de la gestion des finances publiques au Cameroun ?

    Synthèse du rapport d’audit Covid-19 — Chambre des comptes de la Cour suprême du Cameroun (PDF)Télécharger
    Banque mondiale Cameroun Chambre des comptes Corruption Covid-19 Finances publiques FMI Fonds spécial de solidarité nationale Marchés publics OMS Paul Biya Yaoundé
    Partager. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Courriel
    Courierconfidentiel
    • Site web

    Articles connexes

    Institutions

    DJIBOUTI : LA FIFA D’INFANTINO EXIGE LE RETOUR DE SOULEIMAN HASSAN WABERI, DESTITUÉ POUR DÉTOURNEMENT DE FONDS

    16 octobre 2026
    Institutions

    GABON : UNE PRISON DE HAUTE SÉCURITÉ DE 1 100 PLACES EN PROJET À LA PLAINE AYÉMÉ

    16 octobre 2026
    Institutions

    FIFA / Gianni Infantino : 4 millions de dollars pour des bureaux vides à la Trump Tower, le scandale de trop

    15 octobre 2026
    Institutions

    Scandale du Covid-19 révélé par la Chambre des Comptes : Le Groupe Banque mondiale, le FMI et l’Organisation mondiale de la santé demandent au gouvernement camerounais de faire la lumière sur les détournements en bande organisée liés au financement du Covid, de traduire en justice et de condamner tous les fautifs.

    15 octobre 2026
    Économie & Finance

    ASSAINISSEMENT DES FINANCES PUBLIQUES : LOUIS PAUL MOTAZE RESSERRE L’ÉTAU AUTOUR DES AGENTS PUBLICS IRRÉGULIÈREMENT ÉTABLIS À L’ÉTRANGER

    18 septembre 2026
    Économie & Finance

    Cameroun : 5 971 agents publics sommés de justifier leur résidence sous peine de suspension de salaire

    18 septembre 2026
    Ajouter un commentaire
    Laisser une réponse Annuler la réponse

    Facebook X (Twitter) YouTube

    News

    • Politique
    • Diplomatie
    • Economie
    • Sécurité
    • Ressource
    • Entreprise
    • Société
    • Désinformation
    • Commerce

    S'abonner

    Recevez par mail les dernières actualtités

    © 2026 Courrier Confidentiel. Designed by Afrique Media.
    • Privacy Policy
    • Terms
    • Accessibility

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Enter pour effectuer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.

    imunify-bot-check