La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) amorce une nouvelle étape de son histoire. Reçue en audience par le Président de la République du Tchad, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, la nouvelle équipe dirigeante de la Commission de la CEEAC est venue présenter sa feuille de route, ses ambitions et les défis qui attendent l’organisation dans un contexte régional marqué par des enjeux sécuritaires, économiques et institutionnels majeurs.
Conduite par Mme Rosario Mbasogo Kung, ministre de l’Intégration régionale de la Guinée équatoriale et Présidente en exercice du Conseil des ministres de la CEEAC, la délégation a exposé au Chef de l’État tchadien les priorités de son mandat, axées sur le renforcement de l’intégration régionale, la consolidation de la paix, la relance économique et l’amélioration de la gouvernance communautaire.
Au cours de cette rencontre, le Président Mahamat Idriss Déby Itno a réaffirmé le soutien indéfectible du Tchad aux idéaux et aux missions de la CEEAC. Dans un geste fort en faveur de la crédibilité de l’organisation, il a instruit son gouvernement de procéder à la régularisation des arriérés de contribution du pays, tout en veillant au respect rigoureux des engagements financiers futurs envers l’institution sous-régionale.
Cette décision revêt une portée symbolique et stratégique. Les contributions des États membres constituent en effet le principal levier permettant à la CEEAC de financer ses programmes, de renforcer ses capacités opérationnelles et de mettre en œuvre les politiques communes destinées à accélérer l’intégration de l’Afrique centrale.
À l’heure où la sous-région est confrontée à de nombreux défis — notamment la lutte contre le terrorisme, les crises sécuritaires transfrontalières, les changements climatiques, la diversification économique et l’accélération des infrastructures régionales — la mise en place d’une nouvelle équipe dirigeante intervient à un moment décisif. Celle-ci devra insuffler une nouvelle dynamique à une organisation appelée à jouer un rôle de plus en plus central dans la stabilité et le développement de l’Afrique centrale.
En réaffirmant son engagement politique et financier envers la CEEAC, le Tchad envoie un signal fort à ses partenaires régionaux. Cette volonté de respecter ses obligations communautaires traduit une conviction : aucune intégration régionale durable ne peut se construire sans solidarité entre les États membres ni sans institutions fortes, crédibles et suffisamment dotées en ressources.
La nouvelle Commission hérite ainsi d’une mission ambitieuse : renforcer la coopération entre les onze États membres, accélérer la mise en œuvre des réformes institutionnelles et faire de la CEEAC un véritable moteur de paix, de prospérité et d’intégration au service des peuples d’Afrique centrale.

