Face à la persistance des attaques attribuées à Boko Haram dans le bassin du lac Tchad, les populations de l’Extrême-Nord voient dans le renforcement du dispositif sécuritaire une réponse concrète à leurs inquiétudes. La montée en puissance du BIR au Lac Tchad est accueillie comme un signal fort de la détermination de l’État à protéger les personnes et les biens.
Dans l’Extrême-Nord, la question sécuritaire demeure au cœur des préoccupations. Les récentes attaques attribuées à Boko Haram ont ravivé les inquiétudes des populations du Logone-et-Chari et provoqué de nouveaux déplacements. C’est dans ce contexte particulièrement sensible que le gouvernement camerounais a annoncé le renforcement du dispositif militaire dans le bassin du lac Tchad.
À Waza, le 28 septembre 2026, le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, a annoncé la montée en puissance de la composante BIR au Lac Tchad. Selon les informations communiquées par le ministère de la Défense, cette unité compte actuellement environ 800 hommes et doit dépasser prochainement le millier de combattants.
Un dispositif qui répond à une attente sécuritaire
Pour plusieurs voix locales, cette décision constitue un message de fermeté face aux groupes armés qui continuent de menacer les populations riveraines du lac Tchad. La présence renforcée du BIR doit notamment permettre de rapprocher les forces de défense des zones exposées, d’améliorer la capacité de réaction et de contribuer à la sécurisation des villages et des axes stratégiques.
La décision intervient alors que les autorités camerounaises ont également annoncé d’autres mesures, notamment la construction prochaine d’une nouvelle caserne à Waza et la redynamisation des comités de vigilance.
Pour les populations affectées par les violences, l’enjeu dépasse cependant la seule question militaire : il s’agit de pouvoir vivre, circuler, travailler et retourner dans les villages abandonnés sous la pression des attaques.
Reconnaissance envers le chef de l’État
Dans ce contexte, des représentants et responsables locaux ont exprimé leur reconnaissance au président Paul Biya, notamment pour les mesures sécuritaires annoncées ainsi que pour l’assistance apportée aux familles touchées par les violences.
Lors de la mission gouvernementale à Waza, une aide spéciale du couple présidentiel a été remise aux populations victimes des exactions de Boko Haram. Le ministère de la Défense indique que cette assistance comprenait des produits de première nécessité ainsi qu’un appui financier.
La remise de cette aide, combinée au renforcement annoncé du dispositif militaire, est perçue par les populations concernées comme un signe de l’attention portée à leur situation.
Beti Assomo appelé à maintenir le cap
Au-delà des remerciements, les attentes sont désormais clairement orientées vers l’action. Les populations souhaitent voir se poursuivre les opérations de sécurisation et appellent le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, à maintenir le cap fixé par les plus hautes autorités de l’État.
Le ministre a d’ailleurs affiché sa détermination lors de son déplacement dans l’Extrême-Nord, affirmant que la lutte contre Boko Haram allait se poursuivre avec énergie et détermination.
La montée en puissance du BIR au Lac Tchad traduit ainsi une volonté de renforcer la réponse sécuritaire dans une zone où la menace reste particulièrement préoccupante. Mais pour les populations, le véritable indicateur de réussite sera la capacité du dispositif à ramener durablement la sécurité, à favoriser le retour des déplacés et à permettre la reprise normale des activités économiques et sociales.
L’espoir d’un retour durable à la paix
Dans les localités meurtries par des années de violences, le message est désormais simple : la sécurité doit redevenir une réalité quotidienne.
La création et le renforcement du BIR au Lac Tchad, accompagnés des mesures humanitaires et territoriales annoncées par le gouvernement, constituent une nouvelle étape dans la réponse de l’État à la menace terroriste dans le bassin du lac Tchad.
Pour les populations de l’Extrême-Nord, l’objectif ultime reste inchangé : retrouver la paix, sécuriser les villages et permettre aux familles déplacées de rentrer chez elles dans des conditions de sécurité durables.

