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    Accueil » ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES À LA FIFA : L’UEFA MET GIANNI INFANTINO SOUS PRESSION ET EXIGE DES COMPTES AVANT LE 02 NOVEMBRE
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    ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES À LA FIFA : L’UEFA MET GIANNI INFANTINO SOUS PRESSION ET EXIGE DES COMPTES AVANT LE 02 NOVEMBRE

    CourierconfidentielPar Courierconfidentiel22 octobre 2026Aucun commentaire6 Mins Read1 Points de vue
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    Gianni Infantino, président de la FIFA
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    Gouvernance, transparence et pouvoir : à quelques mois de l’élection présidentielle de la FIFA, le patron du football mondial se retrouve face à une offensive européenne qui pourrait peser sur la bataille pour sa succession.

    Le compte à rebours est lancé pour Gianni Infantino. L’Union des associations européennes de football (UEFA) vient de fixer au 2 novembre une échéance à la FIFA pour obtenir des réponses documentées sur plusieurs dossiers sensibles de gouvernance, dont le controversé projet d’investissement FIFA Forward Enterprise, abandonné après une vive opposition européenne. Une initiative qui ravive les tensions entre les deux principales instances du football mondial et place la transparence au cœur des enjeux de la prochaine élection présidentielle de la FIFA.

    Derrière cette demande de clarification se dessine un bras de fer institutionnel aux conséquences potentiellement importantes. L’UEFA ne réclame pas seulement des explications : elle veut comprendre comment certaines décisions ont été prises, pourquoi les mécanismes de contrôle internes n’auraient pas été mobilisés au moment opportun et quelles responsabilités doivent être établies.

    4,2 milliards de dollars : le projet qui cristallise les tensions

    Au centre de la controverse figure un plan portant sur la commercialisation de droits liés à la Coupe du monde, évalué à 4,2 milliards de dollars selon les éléments rapportés. Présenté en juillet sous l’appellation FIFA Forward Enterprise, le projet aurait été rapidement abandonné face aux objections, notamment européennes.

    Mais son retrait n’a manifestement pas suffi à éteindre la contestation. Pour les représentants européens, renoncer à une initiative controversée ne dispense pas la direction de la FIFA d’expliquer les conditions de son élaboration, les modalités de sa présentation et le rôle joué par les instances de gouvernance.

    Dans une lettre officielle signée par le secrétaire général de l’UEFA, Théodore Theodoridis, au nom des membres européens du Conseil de la FIFA, le message est sans ambiguïté : les explications fournies jusqu’ici ne répondraient pas aux préoccupations fondamentales soulevées.

    Un dirigeant de l'UEFA lors d'une conférence de presse

    L’UEFA déplore notamment l’absence de documents permettant d’éclairer les décisions contestées. Elle estime également que des excuses, le retrait du projet et l’annonce de possibles réformes ne sauraient remplacer un examen approfondi des faits.

    Le véritable enjeu est désormais celui de la responsabilité : qui a décidé, selon quelle procédure et avec quel niveau de contrôle institutionnel ?

    42 questions qui élargissent le champ des interrogations

    La démarche européenne ne se limite pas au seul projet d’investissement. Selon les informations rapportées, l’UEFA a transmis à la FIFA une liste de 42 questions couvrant plusieurs aspects du fonctionnement de l’organisation.

    Parmi les sujets évoqués figurent la rémunération personnelle de Gianni Infantino, des paiements liés au chanteur Marc Anthony, le traitement disciplinaire du dossier de l’attaquant américain Folarin Balogun, ainsi que certaines relations commerciales et politiques impliquant Donald Trump et des membres de sa famille.

    L’indépendance opérationnelle des commissions judiciaires, électorales et d’éthique de la FIFA figure également parmi les préoccupations soulevées.

    Ces interrogations ne constituent pas, en elles-mêmes, la preuve d’une faute. Elles témoignent toutefois de l’ampleur du contrôle que les représentants européens souhaitent exercer sur les mécanismes de décision et de surveillance de l’instance mondiale.

    Dans une organisation qui administre les compétitions les plus lucratives du football international, la transparence financière, l’indépendance des organes de contrôle et la traçabilité des décisions sont des questions centrales. Elles conditionnent aussi la confiance des fédérations membres, des partenaires commerciaux et du public.

    La FIFA sur la défensive, l’UEFA refuse d’attendre

    Selon les informations rapportées, les avocats de la FIFA accusent l’UEFA de harceler Gianni Infantino. Cette ligne de défense illustre la profondeur du désaccord entre les deux institutions.

    L’UEFA, de son côté, refuse que les réponses soient repoussées à la prochaine réunion du Conseil de la FIFA, annoncée le 16 décembre à Doha. Son argument est stratégique autant qu’institutionnel : les fédérations doivent disposer des informations nécessaires avant de prendre position dans la perspective de l’élection présidentielle.

    L’échéance du 2 novembre intervient en effet 16 jours avant la date limite de dépôt des candidatures, fixée au 18 novembre selon les informations communiquées. Le scrutin est annoncé pour le 18 mars prochain.

    Ce calendrier donne à la démarche européenne une dimension politique évidente. Les réponses de la FIFA, tout comme un éventuel silence, pourraient peser sur l’appréciation que les fédérations portent sur la gouvernance actuelle et sur leurs choix électoraux.

    Parallèlement, l’UEFA aurait engagé des démarches devant des tribunaux fédéraux américains afin d’obtenir des assignations permettant de contraindre la production de documents et de témoignages sous serment concernant le projet abandonné. Si ces démarches aboutissent, elles pourraient ouvrir une nouvelle voie d’accès aux informations recherchées. Leur portée dépendra toutefois des décisions des juridictions concernées.

    Une bataille de gouvernance à la veille du scrutin

    Gianni Infantino, président de la FIFA

    Au-delà de la confrontation entre dirigeants, cette affaire soulève une question fondamentale : les mécanismes de contrôle de la FIFA sont-ils suffisamment robustes pour garantir que les décisions majeures sont prises dans l’intérêt de l’institution et de ses membres ?

    La controverse intervient à un moment particulièrement sensible pour Gianni Infantino, qui entend poursuivre son action à la tête du football mondial. Dans ce contexte, la gouvernance ne peut être reléguée au rang de débat secondaire. Elle devient un élément susceptible d’influencer les alliances, les soutiens et les rapports de force entre les confédérations.

    Pour l’UEFA, l’enjeu consiste à obtenir des réponses précises avant que les fédérations ne soient appelées à faire leurs choix. Pour la FIFA, il s’agit de démontrer que ses procédures permettent de documenter les décisions importantes et de répondre aux préoccupations légitimes de ses membres.

    Reste à savoir si la date du 2 novembre débouchera sur la publication des documents demandés, sur des réponses partielles ou sur une nouvelle escalade institutionnelle.

    Infantino face à l’épreuve de la transparence

    À l’approche de l’élection présidentielle, Gianni Infantino se retrouve confronté à une exigence qui dépasse la seule polémique autour d’un projet financier : celle de rendre compte de l’exercice du pouvoir au sein de la FIFA.

    Le retrait de FIFA Forward Enterprise n’a pas clos le dossier. Au contraire, il a ouvert une série de questions auxquelles les représentants européens veulent désormais des réponses étayées par des documents.

    Le 2 novembre pourrait ainsi constituer un test décisif pour la crédibilité de la gouvernance de l’instance mondiale. Non parce qu’une échéance suffirait à établir des responsabilités, mais parce que la capacité de la FIFA à répondre de manière précise, vérifiable et transparente sera scrutée par ses propres membres.

    Dans la course à la présidence de la FIFA, les soutiens politiques et les alliances comptent. Mais lorsque la transparence devient une exigence collective, le silence peut lui aussi devenir un enjeu politique.

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