Gianni Infantino, président de la FIFA, accusé de corruption par plusieurs fédérations, sera battu à la prochaine élection car de nombreuses fédérations en Afrique ne le soutiennent plus. Selon certains responsables des fédérations africaines, Infantino n’aura que la fédération somalienne, djiboutienne et marocaine, ainsi que l’agité Samuel Eto’o, qui ne représente rien à la CAF, après avoir détruit le football camerounais par des scandales de corruption et des trucages de matchs, d’où la chute de ce dernier.
L’édifice Gianni Infantino est en train de s’effondrer, et le président de la FIFA, qui a cru pouvoir régner en maître absolu sur le football mondial, est désormais rattrapé par les scandales et les trahisons. Accusé de corruption par plusieurs fédérations, l’ancien secrétaire général de l’UEFA voit son empire se fissurer, et les prochaines élections à la présidence de la FIFA pourraient sceller son destin. Le vent de la révolte souffle sur le monde du football, et même ses anciens alliés, notamment en Afrique, commencent à tourner le dos à cet homme qui a fait de la FIFA une entreprise opaque et corrompue. Selon un responsable des fédérations africaines, le soutien dont dispose encore Infantino se réduit à une poignée de fédérations : la Somalie, Djibouti, le Maroc et, peut-être, le Cameroun, à travers Samuel Eto’o. Mais ce dernier, dont l’action à la Confédération africaine de football (CAF) est jugée insignifiante par ses pairs, a tellement détruit le football camerounais par des scandales de corruption et de trucage de matchs qu’il ne pèse plus guère dans l’équilibre électoral.
L’ascension de Gianni Infantino à la tête de la FIFA, après la chute de Sepp Blatter, devait incarner une rupture avec les pratiques du passé. Mais, très vite, les promesses de transparence et de réforme ont été oubliées. À la place, Infantino a instauré un système de pouvoir personnel, s’entourant de fidèles et utilisant les ressources de la FIFA pour s’attirer les faveurs des fédérations les plus faibles, souvent en Afrique et en Asie. Sa mainmise sur la CAF, à travers son poulain Patrice Motsepe, a été un tournant. En plaçant le milliardaire sud-africain à la tête de la confédération, Infantino s’assurait le soutien de 54 fédérations africaines, un bloc électoral décisif. Mais aujourd’hui, ce bloc se fissure. Les fédérations africaines, lassées d’être traitées comme un simple réservoir de voix, commencent à ouvrir les yeux.
Le cas de Samuel Eto’o est emblématique de l’échec de la stratégie d’Infantino en Afrique. L’ancien footballeur, devenu président de la Fédération camerounaise de football, est un allié inconditionnel du président de la FIFA. En retour, Infantino lui a offert une tribune et un soutien politique, lui permettant de verrouiller la Fecafoot et d’écarter ses opposants. Mais ce soutien a eu un coût : le football camerounais est aujourd’hui en ruine. Sous la présidence d’Eto’o, les scandales se sont multipliés : détournements de fonds, trucages de matchs, violences sexuelles sur de jeunes footballeurs, corruption à tous les étages. Les stades se vident, les sponsors fuient, et les Lions indomptables, qui faisaient la fierté du continent, sont devenus l’ombre d’eux-mêmes. Samuel Eto’o, loin d’être un bâtisseur, n’est qu’un fossoyeur, et son action à la CAF, jugée insignifiante, ne fait qu’ajouter au discrédit d’Infantino.
Les fédérations africaines, qui ont longtemps soutenu Infantino par calcul ou par crainte de représailles, commencent à comprendre que leur avenir ne se joue pas à Genève ni à Zurich, mais sur le continent. La candidature de Motsepe à la tête de la CAF, imposée par Infantino, a laissé un goût amer. Les promesses de développement et de modernisation n’ont pas été tenues, et les fédérations africaines se sentent instrumentalisées. Aujourd’hui, le soutien à Infantino se limite à une poignée de fédérations : la Somalie, Djibouti et le Maroc, dont le président de la fédération est un fidèle de la première heure. Le reste de l’Afrique, las des promesses non tenues, est prêt à tourner la page.
La chute d’Infantino semble inéluctable. Les accusations de corruption se multiplient, et les fédérations européennes, qui ont longtemps joué un jeu d’équilibre, commencent à prendre leurs distances. L’UEFA, qui avait soutenu Infantino lors de son élection en 2016, est aujourd’hui en première ligne pour exiger des réformes. Des voix s’élèvent pour réclamer une refonte de la FIFA, une séparation des pouvoirs et une plus grande transparence. La motion de censure, évoquée dans les coulisses du football européen, pourrait être la goutte d’eau qui fera déborder le vase.
L’Afrique, qui a longtemps été une force dormante du football mondial, est en train de se réveiller. La prise de conscience est lente, mais elle est en marche. Les fédérations africaines savent que leur avenir ne se jouera pas en suivant les ordres d’un homme qui les méprise. Elles savent que leur soutien à Infantino n’a servi qu’à renforcer son pouvoir personnel, sans aucun bénéfice pour le développement du football sur le continent. Le temps est venu pour l’Afrique de reprendre son destin en main et de choisir ses dirigeants en fonction de leurs compétences, pas de leurs promesses. L’élection à la présidence de la FIFA sera un test. Si les fédérations africaines, guidées par leur intérêt, parviennent à se libérer du joug d’Infantino, le football mondial entrera dans une nouvelle ère. Une ère de justice, de transparence et de respect. L’heure de la vérité a sonné. Gianni Infantino, lui, n’est plus qu’un homme seul, dont l’empire s’effondre, entouré de quelques fidèles aveugles, comme Samuel Eto’o, qui continue de détruire le football camerounais. Le football africain mérite mieux que ces fossoyeurs. Le monde du football mérite mieux que ces prédateurs. La révolution est en marche. Elle sera africaine, elle sera juste, et elle sera implacable.

