Zurich, 30 septembre 2026 — Le symbole est particulièrement fort. L’Association suisse de football (ASF), fédération du pays où Gianni Infantino est né et qui avait apporté son soutien à sa candidature en juin dernier, vient de retirer ce soutien.
Réuni le 25 septembre 2026, le Comité central de l’ASF a décidé de retirer officiellement son soutien à la candidature d’Infantino pour un nouveau mandat à la présidence de la FIFA. La décision, annoncée le 30 septembre, intervient à quelques mois de l’élection prévue en mars 2027. :chatgpt-content-reference{index= »1″}
Un retrait motivé par des questions de gouvernance
L’ASF explique sa décision par une réévaluation des développements intervenus au sein de la FIFA ces derniers mois. La fédération suisse évoque notamment des interrogations fondamentales sur la direction, la gouvernance, la transparence et les processus décisionnels de l’instance mondiale.
Elle cite également l’affaire concernant Folarin Balogun, qui soulève selon elle des questions relatives à la clarté des règles et à l’intégrité des compétitions, ainsi que le dossier FIFA Forward Enterprise, notamment sur son intégration institutionnelle et les responsabilités qui l’entourent. :chatgpt-content-reference{index= »2″}
Pour l’ASF, la crédibilité de la gouvernance du football international passe par la transparence, la traçabilité des décisions, la responsabilité institutionnelle et le respect des organes prévus par les statuts de la FIFA.
Dans son communiqué, la fédération suisse estime que les mesures annoncées par la FIFA peuvent contribuer à clarifier certains éléments, mais considère que des questions essentielles concernant le contexte, les responsabilités et les processus décisionnels restent ouvertes. :chatgpt-content-reference{index= »3″}
Une rupture qui intervient après plusieurs contestations
Le retrait suisse intervient dans un contexte de contestation plus large autour de la gouvernance de la FIFA. Plusieurs fédérations européennes ont déjà retiré ou remis en question leur soutien à la candidature d’Infantino, notamment autour du dossier FIFA Forward Enterprise et de la gestion de l’affaire Folarin Balogun. :chatgpt-content-reference{index= »4″}
Le projet FIFA Forward Enterprise, qui envisageait notamment une ouverture à des investisseurs privés autour de certains actifs commerciaux liés aux compétitions de la FIFA, avait suscité de fortes réactions avant d’être abandonné. La FIFA a depuis engagé des discussions sur des questions de gouvernance et sur différentes propositions concernant notamment l’utilisation de ses réserves financières. :chatgpt-content-reference{index= »5″}
De son côté, Gianni Infantino s’est déclaré ouvert au débat sur une réforme de la gouvernance de la FIFA. L’instance mondiale a également indiqué vouloir examiner plusieurs propositions relatives à la redistribution de ses réserves aux associations membres. :chatgpt-content-reference{index= »6″}
Quand la communication devient un enjeu de gouvernance
Au-delà de la bataille institutionnelle, cette crise pose une question essentielle de communication et de relations publiques.
Dans une organisation mondiale comme la FIFA, la perception de la gouvernance ne repose pas uniquement sur les résultats financiers ou sportifs. Elle dépend également de la manière dont les décisions sont expliquées, concertées et perçues par les différentes parties prenantes : fédérations nationales, confédérations, joueurs, partenaires commerciaux, supporters et opinion publique.
Une décision controversée peut donc rapidement devenir un problème d’image lorsqu’elle est perçue comme insuffisamment expliquée ou insuffisamment concertée.
C’est précisément là que marketing communication et relations publiques se rejoignent : lorsqu’une organisation traverse une crise de confiance, la qualité du message, la transparence du processus et la capacité à répondre aux interrogations deviennent aussi importantes que la décision elle-même.
Le symbole suisse
La décision de l’ASF possède enfin une portée particulière en raison du lien entre la Suisse et la FIFA. Gianni Infantino, né à Brig, dans le canton du Valais, dirige l’organisation depuis 2016.
L’ASF avait annoncé son soutien à sa candidature en juin 2026 avant de revenir sur cette position lors de la réunion de son Comité central du 25 septembre. :chatgpt-content-reference{index= »7″}
Voir aujourd’hui la fédération de son pays natal retirer son soutien constitue donc un développement notable dans le contexte de la préparation de l’élection de 2027.
Il ne s’agit pas, à ce stade, d’un verdict sur l’issue de cette élection. Il s’agit en revanche d’un signal institutionnel important concernant les débats actuels autour de la gouvernance, de la transparence et des processus décisionnels au sommet du football mondial.
À quelques mois du scrutin, la bataille pour la présidence de la FIFA entre ainsi dans une nouvelle phase. Et cette fois, le message vient de Suisse.
La fédération qui avait soutenu Infantino en juin ne soutient désormais plus sa candidature en septembre.

