Le Président du Burundi et Président en exercice de l’Union africaine, Son Excellence Évariste Ndayishimiye, accompagné de la Première Dame, a rehaussé de sa présence, ce lundi au stade Intwari de Bujumbura, les cérémonies marquant la célébration de la Journée de l’Afrique. Devant une foule nombreuse et enthousiaste, le Chef de l’État burundais a rappelé l’importance de cette date symbolique pour l’ensemble des peuples du continent.
Une commémoration historique chargée de sens
Selon Son Excellence Évariste Ndayishimiye, la Journée de l’Afrique va bien au-delà d’une simple commémoration historique. Elle symbolise, a-t-il souligné, « la mémoire collective du continent, l’héritage des luttes menées pour l’unité africaine ainsi que l’espérance d’une Afrique forte, digne et prospère ».
Le président en exercice de l’UA a invité ses compatriotes et tous les Africains à se souvenir du chemin parcouru depuis la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en 1963, mais aussi à mesurer le chemin qu’il reste à parcourir pour réaliser pleinement l’Agenda 2063.
L’Afrique se construira sur sa culture et son identité
Dans son discours empreint de fierté patriotique, le président Ndayishimiye a martelé un principe fondamental : « L’Afrique se construira sur sa culture et son identité. »
Il a rappelé que le patrimoine culturel du continent, à l’instar du tambour royal du Burundi, instrument emblématique inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO, constitue un puissant levier d’unité, de rayonnement et de développement économique. Pour lui, la culture n’est pas un simple ornement du passé, mais une ressource stratégique pour le futur.
Souveraineté intellectuelle, scientifique, technologique et économique
Le chef de l’État burundais a livré une charge vigoureuse contre la dépendance chronique de l’Afrique vis-à-vis de l’extérieur. « L’émancipation de l’Afrique passe par sa souveraineté intellectuelle, scientifique, technologique et économique », a-t-il martelé.
Il a dénoncé les modèles de développement importés sans adaptation aux réalités locales et appelé à une « décolonisation des esprits » qui permette aux Africains de penser par eux-mêmes, d’innover localement, et de créer des solutions adaptées aux défis spécifiques du continent (santé, éducation, agriculture, numérique).
Un appel vibrant à la jeunesse africaine
Le président Ndayishimiye a longuement insisté sur le rôle central de la jeunesse. Il a invité les jeunes générations à « se lever pour être le véritable moteur de la paix et de l’innovation sur le continent ».
Alors que l’Afrique possède la population la plus jeune du monde, cette force démographique doit être transformée en dividende économique et social, par la formation, l’entrepreneuriat et l’engagement civique. Il a exhorté les jeunes à ne pas attendre que les solutions viennent d’ailleurs, mais à se saisir des opportunités offertes par le numérique, l’agro-industrie et les énergies renouvelables.
Un plaidoyer pour l’intégration et la coopération africaines
En sa qualité de président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye a rappelé les priorités de son mandat : l’intégration économique, la paix et la sécurité, la bonne gouvernance, et le financement du développement.
Il a plaidé pour une mise en œuvre rapide de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), seul moyen de créer un marché unique de 1,4 milliard de consommateurs et de faire émerger des champions industriels africains.
La culture du tambour, symbole d’unité et de résilience
En évoquant le tambour royal du Burundi, le président Ndayishimiye a donné un exemple concret de la manière dont le patrimoine culturel peut être valorisé économiquement (tourisme, festivals, industrie créative) tout en servant de ciment social.
Dans un Burundi qui se reconstruit après des années de crises politiques, le tambour, utilisé traditionnellement pour rassembler les communautés, devient une métaphore de la paix retrouvée et de l’unité nationale à reconstruire.
Un message d’espoir pour l’Afrique
Au-delà des défis (terrorisme au Sahel, conflits dans l’est de la RDC, changement climatique, endettement), le président Ndayishimiye a voulu conclure sur une note d’espoir. L’Afrique, a-t-il dit, est « un continent d’avenir », doté d’immenses ressources naturelles et humaines. Ce qui manque encore, c’est la confiance en soi et la volonté politique collective de prendre son destin en main.
Une journée de fierté et de mobilisation
La Journée de l’Afrique 2026 restera dans les mémoires burundaises comme un moment de fierté et de mobilisation. Le président Évariste Ndayishimiye, entouré de la Première Dame et des plus hautes autorités du pays, a su insuffler un vent d’optimisme et de détermination.
Aux Burundais et à tous les Africains, il a lancé un défi : faire de l’unité culturelle et de la souveraineté intellectuelle les piliers de la renaissance africaine. Les tambours royaux ont résonné dans le stade Intwari. Puissent-ils continuer à battre le rythme d’une Afrique debout, maîtresse de son destin.

