PK19 à PK30 : les populations de Ngoma dénoncent la multiplication des litiges fonciers
Veuves, orphelins et familles modestes au cœur d’une crise foncière persistante
Dans les localités situées entre PK19 et PK30, notamment dans le village Ngoma, arrondissement de Douala V, les conflits fonciers continuent d’alimenter les inquiétudes des populations. De nombreuses familles, parmi lesquelles des veuves, des veufs, des orphelins et des personnes en situation de précarité, affirment être confrontées à des contestations de propriété, à des procédures administratives complexes et à des menaces d’expulsion liées à des terrains qu’elles occupent parfois depuis plusieurs décennies.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, certains acteurs privés sont régulièrement cités dans les différends fonciers qui secouent la zone. Parmi les noms évoqués figure celui de Koloko Ruben, que certains habitants présentent comme l’une des figures les plus influentes dans les opérations de revendication foncière observées entre PK19 et PK30. Les populations concernées dénoncent ce qu’elles considèrent comme une pression constante sur les propriétaires les plus vulnérables.
Ces accusations n’ont toutefois pas fait l’objet, à ce jour, de décisions judiciaires définitives établissant des responsabilités pénales. La présomption d’innocence demeure donc pleinement applicable.
Le climat foncier demeure particulièrement tendu dans le village Ngoma, où plusieurs titres fonciers font l’objet de contestations depuis des années. Des affaires liées à l’annulation, à la réhabilitation ou à la superposition de titres fonciers ont déjà attiré l’attention des autorités administratives et des médias.
Le nom de Maurice Nguefack apparaît également dans plusieurs dossiers et publications consacrés aux litiges fonciers dans le département du Wouri. Des médias camerounais ont récemment rapporté qu’il faisait l’objet de recherches policières dans le cadre d’enquêtes portant notamment sur des accusations de faux titres fonciers, de trafic d’influence et de prédation foncière. Ces informations ont été publiées par plusieurs organes de presse, tandis que l’intéressé bénéficie de la présomption d’innocence tant qu’aucune décision de justice définitive n’a été rendue.
Pour les habitants de Ngoma, l’enjeu dépasse désormais les simples querelles de voisinage. Ils réclament l’ouverture d’enquêtes approfondies, la sécurisation des titres fonciers régulièrement établis et la protection des populations vulnérables contre toute forme de spoliation.
Les associations locales et plusieurs leaders communautaires appellent également le Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières, ainsi que les autorités judiciaires, à accélérer le traitement des dossiers en souffrance afin de restaurer la confiance dans le système foncier.
Alors que la valeur des terrains continue d’augmenter le long de l’axe Douala–Yabassi, les tensions foncières risquent de s’intensifier si des solutions durables ne sont pas trouvées. Pour de nombreuses familles, la terre représente souvent l’unique patrimoine transmis de génération en génération. Sa perte éventuelle constitue donc une menace directe pour leur stabilité économique et sociale.
Face à cette situation, les populations de PK19 à PK30 espèrent que les autorités compétentes feront toute la lumière sur les différents litiges afin de garantir la protection des droits légitimes des propriétaires et de préserver la paix sociale dans cette partie stratégique de Douala.

