Du 12 au 18 octobre 2026, les Assemblées annuelles du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale rassemblent en Thaïlande les principaux décideurs économiques et financiers autour des enjeux de croissance, d’endettement, d’emploi et de développement durable.
La capitale thaïlandaise, Bangkok, accueille du 12 au 18 octobre 2026 les Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale. Ce rendez-vous majeur de la gouvernance économique internationale réunit des ministres des Finances, des gouverneurs de banques centrales, des responsables d’institutions internationales, des représentants du secteur privé ainsi que des acteurs de la société civile.
Organisées dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes économiques et géopolitiques, ces rencontres constituent une plateforme stratégique pour examiner les perspectives de l’économie mondiale et rechercher des réponses concertées aux défis qui freinent la croissance et aggravent les vulnérabilités de nombreux pays.
Une économie mondiale sous pression
Au cœur des discussions figurent notamment l’alourdissement de la dette publique, les tensions géopolitiques, les pressions inflationnistes et les perturbations des marchés énergétiques. Pour de nombreuses économies émergentes et en développement, ces difficultés réduisent les marges de manœuvre budgétaires et compliquent le financement des infrastructures, des services sociaux et des politiques de création d’emplois.
La question de la soutenabilité de la dette occupe une place centrale. Plusieurs pays doivent consacrer des ressources considérables au remboursement de leurs emprunts, au détriment parfois des investissements nécessaires à leur transformation économique. Dans ce contexte, les discussions portent sur les moyens d’améliorer l’accès aux financements, de renforcer la résilience des économies vulnérables et de soutenir une croissance plus inclusive.
L’intelligence artificielle et l’emploi au centre des réflexions
Au-delà des enjeux financiers traditionnels, les Assemblées de 2026 accordent également une attention particulière aux effets de l’intelligence artificielle sur la croissance, la productivité et les marchés du travail.
Si les investissements dans les nouvelles technologies ouvrent des perspectives de développement, ils soulèvent aussi des interrogations sur l’avenir de certains emplois, les inégalités entre pays et la capacité des économies à accompagner les mutations professionnelles. Le défi consiste à faire de l’innovation un levier de prospérité partagée, notamment grâce à la formation, au développement des compétences et à des politiques publiques adaptées.
Le développement et la mobilisation des investissements
Le Groupe de la Banque mondiale entend également placer la création d’emplois et la mobilisation des capitaux au centre des échanges. L’objectif est de renforcer la participation du secteur privé au financement du développement, tout en favorisant les investissements susceptibles de produire des résultats concrets pour les populations.
Les infrastructures, l’accès à l’énergie, la transformation numérique et le financement des activités productives demeurent des leviers essentiels pour accélérer le développement économique. Les débats doivent ainsi contribuer à identifier des solutions permettant de concilier attractivité des investissements, stabilité financière et réduction de la pauvreté.
L’Afrique face aux défis du financement
Pour les pays africains, ces Assemblées représentent un cadre important de dialogue avec les institutions financières internationales. L’endettement, le coût du crédit, la mobilisation des ressources internes et l’accès à des financements adaptés aux besoins des économies nationales figurent parmi les préoccupations majeures du continent.
Les gouvernements africains sont confrontés à la nécessité de financer simultanément les infrastructures, l’éducation, la santé, l’industrialisation et l’emploi des jeunes. Dans cette perspective, les échanges avec le FMI et la Banque mondiale sont déterminants pour défendre des mécanismes de financement plus accessibles, renforcer la coopération internationale et promouvoir des politiques économiques qui tiennent compte des réalités propres aux pays en développement.
L’enjeu ne se limite donc pas à la stabilité macroéconomique. Il consiste également à créer les conditions d’une croissance durable, capable d’améliorer les revenus, de soutenir les entreprises et de produire des bénéfices tangibles pour les populations.
Un rendez-vous décisif pour la coopération internationale
Le programme comprend plusieurs temps forts institutionnels, dont la réunion du Comité du développement le 15 octobre, la séance plénière des Assemblées le 16 octobre et la réunion plénière du Comité monétaire et financier international le 17 octobre. Ces rencontres doivent permettre aux responsables économiques de confronter leurs analyses et de dégager des orientations communes face aux risques qui pèsent sur l’économie mondiale.
À Bangkok, le défi est donc double : préserver la stabilité financière internationale tout en renforçant la capacité des économies à créer des emplois, à investir et à réduire la pauvreté. Pour les pays les plus vulnérables, les résultats de ces échanges seront particulièrement attendus, alors que les besoins de financement restent élevés et que les chocs extérieurs continuent de fragiliser les perspectives de développement.
Au-delà des déclarations et des engagements, la portée de ces Assemblées se mesurera surtout à la capacité du FMI, du Groupe de la Banque mondiale et de leurs États membres à transformer les discussions en mesures concrètes, équitables et durables.

