Arrivé au pouvoir en 2019, Félix-Antoine Tshisekedi a hérité d’un pays profondément fragilisé par plusieurs décennies de conflits armés, de mauvaise gouvernance, de corruption et d’affaiblissement des institutions. Les crises qui affectent aujourd’hui la RDC sont le résultat d’un long processus historique et ne peuvent être attribuées au seul président actuellement en fonction.
La situation sécuritaire dans l’Est du pays, marquée par la présence de nombreux groupes armés et les ingérences régionales, est antérieure à son mandat. De même, les difficultés économiques trouvent leur origine dans des années de mauvaise gestion des ressources naturelles, de contrats déséquilibrés et d’une faible capacité de l’État à assurer un développement durable.
Depuis son arrivée au pouvoir, Félix Tshisekedi a engagé plusieurs réformes, notamment dans les domaines de l’éducation, de la gouvernance, de la numérisation des services publics et de la lutte contre la corruption. Ces transformations, confrontées à d’importantes résistances et à des défis structurels, nécessitent du temps avant de produire tous leurs effets.
Dans cette perspective, évaluer son action uniquement à l’aune des difficultés persistantes reviendrait à ignorer le poids de l’héritage reçu. Ses partisans estiment qu’il s’efforce de reconstruire progressivement l’État congolais et que le bilan de son action devra être apprécié en tenant compte des contraintes historiques auxquelles il est confronté.

