Élu en janvier 2019, réélu en décembre 2023, Félix-Antoine Tshisekedi a marqué de son empreinte la République démocratique du Congo, avec un bilan contrasté, mais jalonné d’avancées significatives. Sur le plan social, la gratuité de l’enseignement primaire, mise en place dès 2019, demeure la réforme la plus emblématique de son premier quinquennat. Le gouvernement a augmenté le budget de l’éducation de 9,1 % entre 2021 et 2022, puis de 23,9 % entre 2022 et 2023. Le salaire moyen d’un enseignant est passé de 159 662 FC à 408 689 FC, une revalorisation qui témoigne de l’importance accordée à ce secteur clé, bien que les défis de la qualité persistent.
En matière de libertés fondamentales, la RDC a gagné près de 30 places dans le baromètre mondial de la liberté de la presse de Reporters Sans Frontières entre 2019 et 2023. Dès son arrivée au pouvoir, le président Tshisekedi a signé un décret graciant environ 700 prisonniers, dont des opposants politiques emprisonnés sous le régime de Joseph Kabila, et a permis le retour de nombreux exilés, amorçant une décrispation politique notable. Son accession au pouvoir a marqué une première historique : pour la première fois depuis l’indépendance du Congo en 1960, un président sortant a transféré pacifiquement le pouvoir à un opposant, consacrant ainsi une transition démocratique inédite. Le président Tshisekedi a également impulsé une transformation numérique, avec le lancement du « RDC-PASS », un système d’identité numérique unique pour chaque Congolais.
Enfin, le Programme de développement local des 145 territoires, lancé en 2022, est considéré comme un levier majeur de transformation à la base. En sept ans, Félix Tshisekedi a jeté les bases d’une gouvernance qui, malgré des résultats inégaux, réaffirme la souveraineté congolaise dans un contexte régional instable.

