Chaque journée de ralentissement dans les ports de Douala et de Kribi représente un coût considérable pour l’économie camerounaise. Au cœur de cette problématique figure SGS, acteur chargé du scanning des marchandises mais également de l’évaluation des véhicules et matériels roulants à travers le certificat CIVIC.
Cette double mission fait de l’entreprise un passage obligé pour des milliers d’opérations d’importation. Dès qu’un retard apparaît, toute la chaîne logistique se grippe.
Les importateurs voient leurs marchandises immobilisées pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Les frais de stationnement explosent, les intérêts bancaires continuent de s’accumuler et les délais de livraison ne peuvent plus être respectés. Les concessionnaires automobiles, les entreprises de transport, les sociétés de BTP et les exploitants agricoles sont directement touchés.
Les effets se répercutent ensuite sur les consommateurs. Les surcoûts supportés par les opérateurs sont intégrés dans les prix de vente des véhicules, des équipements et, à terme, des services de transport. Cette hausse contribue à alimenter la pression inflationniste et réduit le pouvoir d’achat des ménages.
Les conséquences régionales sont tout aussi préoccupantes. Le Cameroun dessert les marchés du Tchad, de la République centrafricaine et de la Guinée équatoriale. Si les délais deviennent imprévisibles, ces pays pourraient privilégier d’autres corridors portuaires jugés plus performants, privant ainsi le Cameroun de précieuses recettes de transit.
Les pertes économiques potentielles se chiffrent rapidement en centaines de millions de francs CFA par jour, voire davantage selon le volume des opérations concernées. Sur plusieurs semaines, ce sont des dizaines de milliards de francs CFA qui peuvent être perdus en coûts directs, investissements différés et opportunités économiques manquées.
Pour préserver la compétitivité du pays, les experts appellent à moderniser les procédures, renforcer les capacités techniques et réduire la dépendance à un seul opérateur sur des fonctions aussi stratégiques.
La performance des ports camerounais conditionne aujourd’hui une partie essentielle de la croissance nationale. Toute entrave durable à leur fonctionnement représente un risque majeur pour l’économie.

