Yaoundé, Cameroun – Le concours spécial d’entrée à l’Institut de l’Économie et des Finances – Pôle Régional de Formation des Régies Financières de l’Afrique Centrale (IEF-PR), session 2026, s’est déroulé ce jour dans un climat de sérénité et de rigueur à l’École Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM), centre unique d’examen. À cette occasion, le Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative, Joseph Lé, a effectué une visite d’inspection afin de s’assurer du bon déroulement des épreuves écrites destinées au recrutement de 40 auditeurs de la 9e promotion de cette prestigieuse institution sous-régionale.
À son arrivée sur le campus de l’ENAM, le membre du gouvernement a été accueilli par le Directeur Général de l’IEF-PR, Jaquinot Voundi, ainsi que par plusieurs responsables du ministère de la Fonction publique. Cette descente sur le terrain s’inscrit dans la volonté des autorités de garantir la transparence, l’équité et la crédibilité d’un concours particulièrement attendu.
Une compétition de haut niveau
Ouvert par arrêté ministériel du 23 février 2026, ce concours spécial vise à recruter 40 auditeurs camerounais répartis dans quatre filières stratégiques : Administration Économique et Financière, Douanes, Impôts et Trésor. Les chiffres illustrent à eux seuls l’ampleur de la compétition. Sur les 312 candidats initialement inscrits, 300 ont effectivement pris part aux épreuves.
Avec seulement 40 places disponibles, le concours affiche un ratio d’une place pour 7,5 candidats, témoignant de son caractère particulièrement sélectif. Dans un tel contexte, la réussite repose essentiellement sur les compétences, la préparation et la capacité des postulants à se démarquer dans un environnement hautement concurrentiel.
Une dimension sous-régionale affirmée
L’une des spécificités majeures de ce concours réside dans sa portée communautaire. Les candidats du Cameroun, du Congo et de la Guinée équatoriale composent simultanément sur les mêmes sujets, conformément à la vision d’intégration portée par la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC).
Les épreuves, portant notamment sur la culture générale, les mathématiques, l’économie et le droit, permettent d’évaluer les connaissances et les aptitudes des futurs cadres appelés à intégrer les administrations financières de la sous-région. Cette harmonisation contribue à garantir un niveau d’excellence uniforme pour l’ensemble des apprenants de l’IEF-PR.
Joseph Lé au plus près des candidats
Au cours de sa visite, le Ministre Joseph Lé a parcouru plusieurs salles d’examen afin d’échanger avec les candidats et de leur adresser des messages d’encouragement. Il a rappelé l’importance stratégique de ce concours pour le renforcement des capacités administratives et financières du pays.
Insistant sur les valeurs de mérite et d’égalité des chances, le ministre a tenu à rassurer les postulants quant à l’impartialité du processus de sélection. Selon lui, seuls le travail, l’excellence et les performances réalisées lors des épreuves détermineront l’issue du concours.
Un geste symbolique salué
L’un des moments les plus remarqués de cette visite a été l’attitude empreinte de proximité adoptée par le ministre. Dans un geste hautement symbolique, Joseph Lé s’est brièvement installé sur un banc d’examen, au milieu des candidats en pleine composition.
Cette démarche, appréciée par de nombreux observateurs, a illustré la volonté des pouvoirs publics de promouvoir une administration proche des citoyens, attentive aux préoccupations de la jeunesse et attachée à la valorisation du mérite républicain.
Une organisation maîtrisée
Au terme de cette mission de supervision, les responsables de l’IEF-PR et du MINFOPRA ont exprimé leur satisfaction quant au déroulement des opérations. Les dispositifs logistiques, sécuritaires et administratifs mis en place ont permis d’assurer le bon fonctionnement du concours dans un environnement calme et discipliné.
À travers cette session 2026, l’IEF-PR ambitionne de former une nouvelle génération de cadres financiers hautement qualifiés, appelés à contribuer à la modernisation des administrations publiques de la sous-région et à accompagner les politiques de développement portées par les États de la CEMAC.
La sélection des 40 futurs auditeurs marquera ainsi une nouvelle étape dans la consolidation de l’excellence administrative et financière en Afrique centrale, conformément à la vision de modernisation de l’État portée par les plus hautes autorités camerounaises.

