*Les prédateurs fonciers Nguefack Maurice et Ruben Koloko asphyxient-ils les populations de Douala ?*
* Plusieurs propriétaires légitimes décédés après des années de batailles foncières
Quand les conflits fonciers deviennent un drame humain et social
À Douala, capitale économique du Cameroun, les litiges fonciers continuent de susciter de vives inquiétudes au sein des populations. Dans plusieurs quartiers de la ville, des familles dénoncent depuis des années ce qu’elles qualifient de spoliations foncières organisées, impliquant selon elles des réseaux d’influence capables de remettre en cause les droits de propriétaires pourtant établis depuis plusieurs décennies.
Au cœur de ces dénonciations reviennent régulièrement les noms de Nguefack Maurice et Ruben Koloko, que certains habitants accusent d’être impliqués dans des opérations ayant conduit à la perte de terrains appartenant à des particuliers. Ces accusations, qui restent à établir devant les juridictions compétentes, alimentent néanmoins un profond sentiment d’injustice au sein des populations concernées.
Selon plusieurs témoignages recueillis auprès de familles affectées, les procédures judiciaires, administratives et les multiples contestations de titres fonciers ont plongé de nombreux propriétaires dans une situation de détresse psychologique et financière. Certains affirment avoir consacré toutes leurs économies à défendre leurs droits devant les administrations et les tribunaux.
Plus préoccupant encore, plusieurs proches de propriétaires aujourd’hui décédés établissent un lien entre le stress provoqué par ces longues batailles foncières et la dégradation de leur état de santé. Des cas d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), de maladies cardiovasculaires et de décès prématurés sont évoqués par les familles, qui estiment que les conflits fonciers ont contribué à fragiliser des personnes déjà éprouvées par des années de procédures.
« Mon père a passé les dernières années de sa vie à se battre pour récupérer un terrain qui lui appartenait. Il est décédé sans avoir obtenu justice », confie un membre d’une famille concernée.
Pour de nombreux observateurs, ces situations illustrent les limites du système de gestion foncière et la nécessité de renforcer la sécurité juridique des propriétaires. Les associations de défense des droits fonciers appellent régulièrement les autorités à mener des enquêtes approfondies sur les dossiers litigieux et à garantir une meilleure protection des citoyens contre les pratiques frauduleuses.
Face à la multiplication des plaintes, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer davantage de transparence dans la délivrance des titres fonciers, le traitement des contentieux et la lutte contre les réseaux susceptibles de favoriser les accaparements illégaux de terrains.
Alors que les populations attendent des réponses concrètes, une question demeure : combien de familles devront encore voir leur patrimoine contesté avant qu’une réforme profonde du secteur foncier ne soit engagée ?
Pour les victimes présumées, l’enjeu dépasse largement la simple propriété d’un terrain. Il s’agit avant tout de la protection d’un héritage familial, de la préservation de la paix sociale et du respect de l’État de droit.

