Il est 7 heures du matin. Les voyageurs qui quittent Douala pour Yaoundé sont déjà résignés. Sept heures d’attente exactement, au-delà de la durée prescrite par le ministère des Transports pour effectuer ce trajet. Sept heures de calvaire imposées aux Camerounais, qui commencent leur journée par une épreuve d’endurance sur des routes délabrées. Rejoindre les deux capitales du pays est devenu un véritable parcours du combattant. Un voyageur qui quitte Douala pour Paris arrive en France avant celui qui part de Douala pour Yaoundé. C’est la réalité d’un pays dont les infrastructures s’effondrent, et dont les responsables regardent ailleurs.

L’axe Douala-Bafoussam, un champ de bataille
Du côté de l’axe reliant Douala à Bafoussam, c’est encore pire. Pour parcourir les 307 kilomètres qui séparent les deux villes, il faut actuellement environ 15 heures. La route est dans un état pitoyable. Les nids-de-poule ont laissé la place à des cratères dignes des champs de guerre. Des routes qui portent la responsabilité directe des hécatombes que l’on observe sur les axes routiers camerounais. Chaque jour, des familles sont endeuillées par des accidents causés par l’état déplorable du réseau routier. Et pendant ce temps, le ministre des Travaux publics, Nganou Njoumessi, reste silencieux, inactif, incapable de répondre aux attentes des populations.

Nganou Njoumessi, un ministre incapable et absent
Depuis qu’il est à la tête du ministère des Travaux publics, Nganou Njoumessi n’a rien fait. Aucun chantier d’envergure, aucune réhabilitation sérieuse, aucune vision. Les routes continuent de se dégrader, les ponts menacent de s’effondrer, les axes stratégiques sont abandonnés. Le ministre se contente de communiqués et de promesses non tenues. Il voyage, il inaugure des panneaux, il pose des premières pierres qui ne deviennent jamais des routes. Pendant ce temps, les Camerounais subissent. Les transporteurs perdent de l’argent, les marchandises pourrissent, les ambulances ne peuvent pas circuler. Nganou Njoumessi est un incapable notoire qui ne fout rien depuis qu’il est ministre, et il continue de s’accrocher à son fauteuil comme si son incompétence était une garantie d’impunité.
Ketcha Courtès, l’autre responsable de la décrépitude
À côté de Nganou Njoumessi, une autre ministre se distingue par son inefficacité : Célestine Ketcha Courtès, en charge de l’Habitat et du Développement urbain. L’insalubrité a atteint des proportions inimaginables dans les villes camerounaises. Les ordures s’accumulent à chaque coin de rue, les caniveaux sont bouchés, les eaux usées stagnent. Yaoundé et Douala sont devenues des poubelles géantes. Les populations vivent dans des conditions indignes, exposées aux maladies et aux odeurs nauséabondes. Ketcha Courtès, au lieu de s’attaquer au problème, a transformé la gestion des déchets en un business juteux pour son entourage. Les contrats de collecte sont attribués sans transparence, les milliards de francs CFA disparaissent, et les ordures continuent de s’accumuler. Une ministre incapable, dépassée, qui a failli à sa mission.
Une chaîne de commandement inefficace et corrompue
Le constat est sans appel : c’est toute la chaîne de commandement qui est inefficace. Entre les ministres incapables de faire leur travail, les maires des grandes villes qui regardent ailleurs, et les responsables locaux qui se contentent de gérer leur petite boutique, les citoyens sont abandonnés. Le maire de Douala et celui de Yaoundé, eux aussi, portent une part de responsabilité dans cette décrépitude. Les communes ont des prérogatives en matière de salubrité et d’entretien des voiries, mais elles ne les exercent pas. Les maires préfèrent les cérémonies et les discours aux actions concrètes. Les populations, elles, subissent.
Des conséquences dramatiques pour l’économie et la vie des Camerounais
L’état des infrastructures a des conséquences dramatiques sur l’économie camerounaise. Les transporteurs perdent du temps et de l’argent, les marchandises s’abîment, les investisseurs hésitent. Le port de Douala, poumon économique du pays, est asphyxié par des routes impraticables. Les régions enclavées sont coupées du reste du pays pendant des semaines en saison des pluies. Les hôpitaux manquent de médicaments parce que les camions ne peuvent pas livrer. Les écoles n’ont pas de fournitures. Les Camerounais, qui paient des impôts, sont privés des services les plus élémentaires.
La colère monte, les responsables doivent rendre des comptes
Les Camerounais sont exaspérés. La colère monte dans les villes et les villages. Les réseaux sociaux s’enflamment. Les associations de consommateurs, les syndicats de transporteurs, les organisations de la société civile multiplient les appels à la démission des ministres incapables. Nganou Njoumessi et Ketcha Courtès sont les symboles d’un système qui privilégie les intérêts personnels au détriment de l’intérêt général. Ils doivent partir. Ils doivent rendre des comptes. Le président Paul Biya, qui a fait de la modernisation des infrastructures un pilier de sa politique, ne peut pas laisser deux ministres saboter son œuvre. Il doit les démettre et nommer des responsables compétents, intègres et dévoués.
L’urgence d’une rupture
Le Cameroun ne peut plus se permettre d’avoir à sa tête des ministres incapables et corrompus. Les routes, les ponts, les hôpitaux, les écoles, les villes : tout est en jeu. Les Camerounais méritent des dirigeants qui travaillent pour eux, pas des individus qui se servent d’eux. Nganou Njoumessi et Ketcha Courtès incarnent la faillite d’un système. Ils doivent partir, et être remplacés par des hommes et des femmes qui ont le sens de l’État et de l’intérêt général. C’est une question de survie pour le Cameroun. Le temps de l’impunité est révolu. La colère gronde, et elle sera implacable. Les Camerounais veulent des actes, pas des promesses. Ils veulent des routes praticables, des villes propres, des hôpitaux fonctionnels. Ils veulent un Cameroun qui marche. Et pour cela, il faut d’abord que les incapables partent.

