Une suspension injuste qui sent le complot
Le 21 juin 2026, le Bureau de l’Assemblée des États parties de la Cour pénale internationale (CPI) a suspendu le procureur Karim Khan avec effet immédiat, suite à des accusations d’inconduite sexuelle qu’il conteste fermement. Cette décision, qualifiée par ses avocats d’« illégale » et « d’inéquitable sur le plan procédural », survient alors qu’un panel de trois juges avait estimé en mars dernier que les preuves disponibles ne permettaient pas d’établir les faits avec certitude. Malgré cet avis, la suspension a été maintenue, laissant planer de sérieux doutes sur la sincérité de la procédure.
Les preuves manquent, mais la sanction tombe
L’affaire remonte à 2024, lorsqu’une ancienne collaboratrice du procureur avait formulé des accusations à son encontre. L’ONU avait été chargée d’enquêter, et si certaines informations indiquent que l’enquête aurait relevé des éléments à charge, les juges ont conclu à l’insuffisance des preuves pour établir les faits. Pourtant, le Bureau de l’Assemblée des États parties a estimé qu’il y avait une possible « faute grave » et a décidé de suspendre Karim Khan. Une décision qui semble précipitée, pour ne pas dire partiale.
Le meilleur procureur que la CPI ait connu
Depuis sa prise de fonction le 16 juin 2021, Karim Khan a insufflé un vent de renouveau à la Cour pénale internationale. Sous son impulsion, la CPI a ouvert des enquêtes sur des situations complexes et longtemps ignorées : Darfour, Ukraine, Venezuela, Palestine, Myanmar. Il a su rétablir la crédibilité de l’institution, parfois critiquée pour son inaction face aux grands criminels. En avril 2025, il a déclaré que les actions des forces israéliennes dans la bande de Gaza représentaient des « crimes contre l’humanité » et a demandé des mandats d’arrêt contre des responsables israéliens, suscitant une vive réaction de Tel-Aviv et de ses alliés . Cette indépendance d’esprit et ce courage en ont fait un procureur respecté, mais aussi un homme à abattre.
Une campagne de sabotage orchestrée par les puissants
Coïncidence troublante : les accusations contre Karim Khan surviennent alors qu’il poursuit des enquêtes sensibles contre des responsables israéliens, russes et américains. Pour de nombreux observateurs, cette suspension n’est pas une coïncidence. Elle s’inscrit dans une tentative de discréditer un procureur qui ne plie pas devant les pressions politiques. En affaiblissant Karim Khan, ce sont les ennemis de la justice internationale qui triomphent. En le destituant, ce serait un signal envoyé à tous ceux qui oseraient défier les puissants.
Les États membres doivent se prononcer le 24 juillet
Le 24 juillet prochain, les 125 États membres de la CPI se réuniront pour voter sur la destitution de Karim Khan. Ce scrutin déterminera si le procureur a commis une faute grave et s’il doit être définitivement écarté. Mais voter sa destitution sur la base d’accusations non prouvées, c’est accepter de fragiliser une institution déjà malmenée. C’est aussi donner raison aux puissances qui veulent entraver la justice internationale.
L’honneur de la CPI est en jeu
Karim Khan est un procureur intègre, courageux et compétent. Il a redonné à la CPI une voix que l’on croyait éteinte. Le destituer sur la base d’accusations floues et d’une procédure douteuse serait une erreur historique. Les États membres ont le devoir de ne pas céder aux pressions, de ne pas se laisser manipuler. Ils doivent examiner les faits, et non les rumeurs. Et ils doivent se souvenir que Karim Khan a toujours agi dans le respect du droit et de la justice. La CPI a besoin de lui. La justice internationale a besoin de lui. Le monde a besoin de lui. Le 24 juillet, les États membres doivent choisir la vérité, et non la facilité. Ils doivent choisir Karim Khan.

