Dans le cadre du bilan des grandes réalisations des cinq années de la Transition, le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Son Excellence Monsieur Abdoulaye DIOP, a animé, ce mercredi 15 juillet 2026, une conférence publique consacrée aux acquis majeurs de l’action diplomatique conduite sous l’impulsion de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État et Chef de la politique extérieure du Mali.
Un changement de paradigme assumé
D’entrée de jeu, le Chef de la diplomatie malienne a reconnu que les acquis diplomatiques demeurent, par nature, difficilement quantifiables. Il n’en a pas moins affirmé que le Mali a opéré, en cinq ans, un véritable changement de cap dans la conduite de sa politique extérieure. Cette nouvelle diplomatie repose désormais sur trois piliers assumés : la gouvernance de l’action publique, la vision stratégique de développement durable et l’appropriation nationale dans tous les secteurs de la vie publique.
Ce triptyque, a-t-il expliqué, ne relève pas d’un simple exercice rhétorique mais structure concrètement l’ensemble des initiatives extérieures du pays, désormais pensées et pilotées depuis Bamako plutôt que subies de l’extérieur.
Une diplomatie offensive, en première ligne de la souveraineté
Le Ministre DIOP a tenu à souligner que la diplomatie malienne s’est imposée comme une ligne de défense à part entière, au même titre que les forces armées. Cette posture offensive et lisible aurait permis de bâtir, selon lui, un Mali plus souverain, plus fort et davantage respecté sur la scène internationale, un marqueur qu’il considère comme l’un des acquis les plus durables du quinquennat écoulé. Il a évoqué un engouement et une adhésion croissants autour de cette dynamique, dépassant les seules frontières nationales.
Diversification des partenariats et autonomie stratégique
Point central de son intervention, le Ministre a insisté sur la diversification des partenariats du Mali, désormais alignée sur les intérêts stratégiques du pays. Cette réorientation aurait permis de développer une coopération multisectorielle bénéfique et de renforcer l’autonomie du pays dans des domaines jugés hautement sensibles, notamment la sécurité, la défense et l’économie.
Trois axes concrets ont été mis en avant :
- le renforcement des capacités opérationnelles militaires à travers des partenariats consolidés ;
- l’internalisation du processus de paix, présentée comme une reprise en main malienne des dossiers touchant à la stabilité intérieure ;
- l’approfondissement d’une coopération économique fondée sur le principe d’avantage mutuel.
Cette approche s’inscrit dans la ligne déjà défendue par les autorités maliennes, qui ont plaidé à plusieurs reprises pour une diversification des partenariats extérieurs conforme aux intérêts stratégiques du pays, notamment dans le cadre du renforcement de la coopération avec la Russie et d’autres partenaires non traditionnels.
Diplomatie culturelle et bataille du narratif national
Le Ministre DIOP a également mis en avant les efforts déployés en matière de diplomatie culturelle, destinés à valoriser l’image du Mali et à renforcer sa présence dans les instances internationales. Il a par ailleurs insisté sur le rôle de la diplomatie publique dans la défense du narratif national, dans un contexte qu’il a qualifié de guerre informationnelle visant le pays. Cette orientation fait écho aux orientations stratégiques données quelques semaines plus tôt aux nouveaux conseillers à la communication des missions diplomatiques maliennes, appelés à mener des actions d’information et d’influence auprès des opinions publiques étrangères.
Un Mali ouvert, non isolé
Réfutant implicitement les discours annonçant un isolement du pays, le Ministre a affirmé que le Mali reste ouvert à tout partenariat respectueux de ses principes. Il a évoqué le raffermissement des relations de bon voisinage, fondées sur la sincérité, ainsi que le renforcement d’une coopération au développement bâtie sur des intérêts partagés.
Il a également réaffirmé l’engagement panafricain du Mali, notamment à travers la construction de la Confédération des États du Sahel (AES), aux côtés du Burkina Faso et du Niger. Sur le plan multilatéral, le Ministre DIOP a plaidé pour une gouvernance mondiale rénovée, plus multipolaire, plus juste et plus équitable, une position que le pays défend régulièrement dans les enceintes internationales, dans un contexte marqué par la suspension du Mali des instances de l’Union africaine depuis juin 2021, malgré le maintien de contacts diplomatiques réguliers avec l’organisation continentale.
Une séquence d’échanges saluée
La conférence s’est conclue par une séquence interactive avec les participants, présentée comme l’un des temps forts du rendez-vous. Plusieurs intervenants y ont livré des témoignages sur l’impact de la diplomatie malienne, saluant un travail combinant professionnalisme, engagement, courage et vision stratégique au service des intérêts du Mali, dans un contexte géopolitique particulièrement disputé.
Pour le Ministre Abdoulaye DIOP, ce bilan d’étape traduit l’émergence d’une diplomatie repensée, décomplexée, dynamique et engagée, portée par une vision claire fixée par le Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi GOÏTA.

